Samedi 11 mars : Atelier CAPH Lecture publique : création d'un mini tapis-lecture pour les comptines et petites histoires

Dimanche 12 mars : Loto organisé par l'association des parents d'élèves de l'école Beauvillain - Salle des fêtes, ouverture des portes à 14h

Samedi 18 mars : Repas dansant de Step Danse, salle des fêtes à 19h



Histoire de la commune

Les Origines d'Abscon

Il y a 40 millions d'années

Abscon et ses environs étaient sous les eaux, faisant partie d'une mer intérieure. Cela explique pourquoi aujourd'hui notre sous-sol est très calcaire.

Aux temps des Romains

Des fouilles archéologiques ont permis de découvrir un temple druidique et des sépultures gauloises. A cette époque notre commune était entourée d'une immense forêt. Quand les Romains envahirent la Gaule, ils s'installèrent dans les anciennes demeures laissées libres par les druides gaulois. Ayant remarqué qu'ils étaient bien protégés par les bois environnants, ils appelèrent ce lieu : "Abscondinium", "Absconditum" signifiant "caché". Au fil des âges, le mot se métamorphosa : Ascon en 1103, Abscons en 1349, Abescon en 1700 et enfin Abscon.

Le village fut évangélisé au IIIè siècle par Saint-Piat, époque à laquelle Rome envoya des apôtres dans les Gaules : ils fondèrent partout des monastères où les religieux travaillaient à l'évangélisation et la civilisation. Ils réclamaient alors aide et protection au seigneur qui dominait le pays.

Au Moyen-Âge

Vers 630, Adalbaud Comte de Douai fonde l'abbaye de Marchiennes. Il est assassiné. Sa femme ne se remarie pas et part se réfugier au monastère de Marchiennes. Devenue Sainte-Rictrude, elle lègue tous ses biens (dont Abscon et les terres qui l'entourent) à ladite abbaye. Abscon en porte d'ailleurs les armoiries. A noter que la statue de Sainte-Rictrude se trouve à l'Église de Marchiennes.

Au XIè siècle : Abscon est érigé en paroisse. L'église fut dédiée à Saint-Brice qui en est toujours le patron, le culte de Saint-Brice est donc fort ancien.

Vers le XIIè siècle : Abscon compte environ 80 habitants.

De Charles-Quint à la Révolution Française

Située dans une zone frontière, Abscon est plusieurs fois incendiée en raison de guerres fréquentes. Pendant 80 ans, notre village subit l'occupation des troupes de Charles-Quint.

Abscon prend quelque importance en tant que groupement rural vers le XVIè siècle :

  • 1553 : 180 habitants pour 36 foyers (maisons groupées autour de l'Église et le long de la voie axiale menant à Mastaing et Marquette).
  • Avant 1789 : Abscon appartient à la prévôté de Bouchain.
  • 1789 : la population d'Abscon est doublée par rapport à celle de la fin du XVIIè siècle.
  • 1790 : l'Assemblée Constituante réforme l'organisation administrative de la France, notre pays est ainsi divisé en 83 départements, le département en districts et enfin le district en commune.

C'est ainsi que le 8 janvier 1790 la paroisse d'Abscon devient commune et passe de la prévôté de Bouchain au district de Valenciennes.

Du XIXème Siècle à nos Jours

Le XIXè siècle : l'essor industriel

C'est au cours de ce siècle que la population d'Abscon connaît un fort accroissement dû à l'industrie et à l'exploitation de la houille. Des années 1850 aux années 1880, le nombre de foyers augmente fortement à Abscon grâce aux mineurs qui font souvent partie de grosses familles.

De nos jours, les gens d'Abscon composent une société homogène, il n'en fut pas toujours ainsi : jusqu'aux abords de la Troisième République (années 1870-1871), le village présentait l'aspect d'un dédoublement caractéristique, au Nord, les mineurs groupés à proximité des puits de mine (et pas tout à fait intégrés dans la communauté villageoise) et au Sud la population rurale.

Le calcaire :

Le sous-sol d'Abscon est riche en calcaire. L'ouverture des carrières date peut-être du temps de l'occupation romaine. Un acte de 1692 évoque une "marnière" d'Abscon ouverte le long du chemin d'Escaudain. La marnière ferme en 1975.

La houille :

1822 : ouverture de la Fosse de la Pensée

L'exploitation de la houille modifie le paysage du village : c'est la création des "corons", demeures des hommes qui vont assurer la prospérité d'Abscon pendant plus d'un siècle. Abandonnée après 1928, la fosse de la Pensée servit de retour d'air à sa voisine la fosse "Casimir Périer", avant de disparaître, remblayée en 1950.

1830 :

mise en service de la fosse Saint-Marck (fermeture en 1960, démolition en 1968).

1856 :

mise en service de la fosse Casimir Périer (fin d'exploitation en 1935, démolition en 1970).

Abscon bénéficia de l'implantation de ces puits : 800 habitants en 1830, 2996 en 1881, soit une augmentation de 275% en un demi-siècle.

La sucrerie :

La présence conjuguée de la houille, de la chaux, de la Grande route amena en 1833 la création d'une fabrique de sucre (exploitation de la betterave) qui, devenue si importante, porta le nom d'Abscon dans toute la région du Nord. Reprise par M. Delloye en 1913, la sucrerie ferma en 1963.

La verrerie

Partiellement à cheval sur Abscon et Escaudain, allumait ses fours en 1854. Elle était en pleine activité en 1885 et ferma ses portes avant 1914.

La sucrerie, les mines, les deux brasseries, les trois moulins, le commerce de toile, d'eau de vie, de farine, firent la richesse d'Abscon au XIXè siècle.

A travers le XXè siècle

Des années 1900 à 1910 :

La commune connaît l'essor minier, industriel, la mécanisation agricole. C'est une période d'aisance relative des ouvriers mais aussi l'âge d'or d'une haute bourgeoisie.

Depuis 1886 Abscon a sa mairie, son hôtel de ville et en 1890 un bureau de poste ouvert au public. En 1901, création d'une caserne de gendarmerie qui couvre plusieurs communes (Abscon, Mastaing, Rœulx, Escaudain).

L'importance économique du monde agricole perd de sa vigueur avec l'ascension des Mines, de la Sucrerie(installation de la fabrique à sucre Despres-Coez), de l'électricité, les moulins à vent cèdent la place à la Minoterie Vilette.

C'est la Belle Époque avec le temps du quadrille, des ducasses, des musiques mais c'est aussi une période de dur labeur pour le monde ouvrier.

1914-1918 : La Première Guerre Mondiale :

Abscon est occupée par l'armée allemande dès le 25 Août 1914. En septembre, les occupants installent un champ d'aviation (actuellement rue du 11 novembre et résidence du Château d'eau). Le ravitaillement préoccupa les régions envahies plus qu'en 1940. 94 des enfants d'Abscon ne revinrent pas de l'horreur des tranchées. Il faut ajouter à ce lourd tribut le retour des malades, des invalides, des gazés... Le 18 Octobre 1918 Abscon est libéré par les troupes canadiennes.

Les années 1920 :

1920 : naissance de l'Harmonie Municipale d'Abscon.

1922 : inauguration du Monument aux Morts

1920-1922 : Arrivée massive des émigrés polonais venus remplacer la main-d'œuvre minière disparue lors de la Grande Guerre. Début de construction de la Cité du Chaufour. Le 13 Décembre 1922 est créé le groupe folklorique polonais "Les Sokols".

1925 : Abscon compte 4359 habitants, l'essor démographique est donc important.

1928 : construction et ouverture de l'école du Chaufour.

Les années 1930 :

C'est l'époque des bals populaires, des guinguettes mais aussi une période troublée par les conflits sociaux, le dur labeur des mineurs et des métallurgistes et la prospérité de la bourgeoisie et des gros patrons.

1931 : arrivée des Religieuses à Abscon.

1936 : arrivée au pouvoir du Front Populaire avec Léon Blum, ce sont les premiers congés payés et les premiers départs en vacances pour les ouvriers.

1939 : après l'invasion de la Pologne par les Allemands, la France déclare la guerre à l'Allemagne.

1940-1944 : La Deuxième Guerre Mondiale :

Abscon connaît de nouveau l'occupation allemande dès le 26 Mai 1940 : pendant 4 ans, ce sont les vexations de l'occupant, les cartes d'alimentation, les bombardements qui font partie du commun des absconnais.

Le 2 Septembre 1944 notre ville est libérée par les troupes américaines.

Abscon déplore 4 soldats tués au combat et 8 victimes civiles.

1945-1950 :

C'est l'époque de la reconstruction, de la remise sur pieds de nos mines, de notre métallurgie. C'est aussi l'arrivée des émigrants italiens. 4 absconnais trouvent la mort pendant la guerre d'Indochine (1946-1954).

1956-1962 :

Amélioration de l'habitat : construction des lotissements de la rue du 11 Novembre et du Château d'eau.

1957 : construction de la nouvelle école maternelle Jules Ferry.

1960 : fin de l'exploitation de la Fosse St-Marck.

1961 : construction du groupe scolaire Marius Assez (École des Filles).

1958-1962 : La Guerre d'Algérie, un absconnais y trouve la mort.

1963-1980 :

1963 : fermeture de la Sucrerie Delloye ; notre gare est fermée au service voyageurs.

1968 : le 15 Octobre, mort de Charles Van Coppenolle (maire depuis 1959), qui s'était distingué par son héroïsme et ses distinctions militaires sur les champs de bataille de Verdun, de la Marne, des Balkans, de Syrie et du Levant.

Également cette année, départ regretté des Religieuses : pendant 37 ans elles ont assuré les soins et dirigé un jardin d'enfants qui deviendra l'École Sainte-Odile actuelle.

Fin 68, fermeture de la Fosse St-Marck.

15 Juillet 1969 : l'Église (bâtie en 1892 et consacrée le 12 Novembre 1894) est fermée au culte pour cause d'affaissements miniers. Les offices ont lieu dès lors dans la Chapelle provisoire installée dans la cour du patronage Saint-Brice (parking actuel face à l'Église).

1970 : Abscon fête sa première centenaire, Madame Julie Macarez.

En mars de cette année, la Sucrerie Delloye est rasée. Démolition de la Fosse Casimir Périer.

1972 : fermeture de la Minoterie Vilette.

28 Octobre 1973 : inauguration du nouveau bureau de poste.

1979-1980 : démolition de l'Église ; Plan d'arrêt de production à Usinor.

1975-1976 : fermeture de la carrière et des fours de la marnière.

1980-1999 :

Abscon se modernise et s'embellit :

11 Octobre 1980 : pose de la première pierre de la future Église, elle est inaugurée en 1981.

Janvier 1989 : inauguration du nouveau centre administratif.

16 Juillet 1994 : inauguration de la Place des Acacias.

A noter aussi l'agrandissement des groupes scolaires, la construction de la Salle de Sports, d'une nouvelle gendarmerie, de la Cité des Aulnes, des Sycomores, des Acacias...

(Sources d'informations : Monsieur Cachera)

Adalbaud et Sainte Rictrude

Notre Ancêtre Mérovingien "dux" à la cour du roi Dagobert.

Adalbaud occupa un rang élevé à la cour du roi Dagobert. Il épousa Rictrude en 632, laquelle fonda en 643 la célèbre Abbaye de Marchiennes.

Certains Moines, comme Hucbald de l'Abbaye de Saint-Amand, étaient à même de connaître les monuments écrits et détruits par les invasions barbares et ont pu raconter sérieusement les origines de nos monastères.

Selon Hucbald, Adalbaud, compte de Douai, petit-fils de Gertrude abbesse d'Hamage, fonda à Marchiennes un monastère d'hommes sur les conseils de Saint Amand. Ces moines étaient de l'ordre de Saint-Colomban : Saint Jonat en fut le premier supérieur en 630.

En 632, Adalbaud épouse une princesse d'aquitaine nommée Rictrude, qui fit bâtir plus tard en 643, auprès du monastère d'hommes, un monastère de femmes. après la mort tragique d'Adalbaud (assassiné en 642), Rictrude, retirée dans son domaine de Boiry avec ses quatre enfants (Maurand, Eusétie, Clotsende et Adalsende) refuse de convoler à de secondes noces malgré les instances du roi Clovis II. Dans un festin offert au roi et à ses compagnons, elle manifeste son intention de ne plus rentrer dans le monde et, sur les conseils de Saint-Amand, elle vient s'enfermer au monastère de Marchiennes (646). Elle se voue à la vie monastique avec ses trois filles et se dépouille au profit de l'Abbaye de ses immense propriétés.

Lorsqu'au VIIème siècle (643) Rictrude fonda l'Abbaye de Marchiennes, la plus grande partie de cette contrée était submergée ; ce n'étaient que marais, largement approvisionnés par les crues incessantes de la scarpe, que roseaux et bois souffreteux.

L'épouse d'Adalbaud

A part les habitants de la région de Marchiennes, peu de personnes connaissent l'existence de Sainte Rictrude. C'est pourtant l'une des figures majeures de la christianisation du nord de la Gaule à l'époque mérovingienne.

Rictrude est issue d'une noble famille d'Aquitaine. Elle fait connaissance à Toulouse de Saint Amand qui est poitevin, et le prend comme conseiller spirituel.

En 632, elle épouse le duc franc Adalbaud. Son mari est assassiné en 642 et Rictrude se retrouve veuve, avec une fortune immense, un prestige social considérable... et de nombreux prétendants.

Mais en 646, conseillée par Saint Amand, elle " se retire du monde " et vient à Marchiennes avec ses trois filles.

A Marchiennes, existe déjà depuis une quinzaine d'années un monastère d'hommes fondé par Saint Amand sur des terres données par Adalbaud.

Rictrude suscite la création d'un monastère destiné aux femmes, et réunit ensuite les deux monastères sous son autorité. Elle meurt en 687.

Sa fille Clotsende lui succède à la tête des deux fondations, son autre fille Eusébie dirige l'établissement d'Hamages, son fils Maurand se consacre au monastère de Merville.

La place de Rictrude dans cette histoire illustre les conditions de la lente christianisation de notre région, qui s'effectue au VIIème siècle au fur et à mesure de l'implantation de monastères (sur la Scarpe : Hamages, Hasnon, Saint Amand, Marchiennes.) Ceux-ci naissent à l'initiative des membres de l'aristocratie franque liée à la cour du roi mérovingien (c'est le cas d'Adalbaud, de Saint-Maurand, mais aussi de Saint-Riquier, Saint-Omer ...) ou de familles du Sud de la Gaule, plus anciennement christianisées (Saint Amand, Sainte Rictrude).

Au cœur de cette histoire, mère de trois Saint, Sainte Rictrude mérite assurément que l'église paroissiale porte encore son nom !

(Données.. revue Municipale d'Information 2002 - 2005 ...)

Les porteurs et les accompagnateurs

Les porteurs

  • Henri NORTIER
  • Patrick WIECZOREK
  • Aymeric STASKIEWISCZ
  • Jean-Michel BOURDON
  • Jean-Luc CATTOEN
  • Gérard ROCHE
  • Loïc SIMINSKI

Les accompagnateurs

  • Odette NÈVE
  • Michèle NÈVE
  • Jeannine CAILLE
  • Élisabeth MÉNISSEZ
  • Henri MÉNISSEZ
  • Marie-Antoinette CATTOEN
  • Jean-François DÉCAMP